Le Conseil québécois LGBT craint un « recul » des droits au Québec
Tandis que le comité de sages sur l’identité de genre formé par Québec s’apprête à déposer son rapport à la fin du mois, le Conseil québécois LGBT veut lui envoyer un message clair. « On s’attend à [ce qu’il n’y ait] aucun recul de nos droits et aucun recul dans l’accès aux services », lance, inquiet, le directeur général de l'organisme, James Galantino. Même si la ministre Suzanne Roy, qui a mis sur pied le comité il y a plus d’un an, avait promis de ne pas revenir sur la question des droits existants, le contexte social et la Même au Canada, dans l’espace public et politique, on entend des choses qui nous inquiètent et qui font écho à ce qui se passe aux États-Unis. On sent que le malaise a augmenté dans l’ensemble de la population. On entend des propos qui démontrent l’intolérance. Là-bas, les personnes trans ont été effacées légalement. Dès le premier jour de son mandat, le président Donald Trump a signé un décret ordonnant au gouvernement américain de reconnaître seulement les deux sexes assignés à la naissance, masculin ou féminin. Les États-Unis ne délivrent plus de passeports aux personnes non binaires. De plus, les personnes trans sont désormais expulsées de l’armée. James Galantino s'interroge encore sur Depuis l’annonce, des groupes représentant les personnes LGBTQ+ dénoncent l’absence de membres de leur communauté parmi les sages. Bien que le comité soit assisté dans ses travaux par le Conseil québécois LGBT, représentant plus de 80 organismes, le directeur général, James Galentino, affirme qu’il ignore quelles recommandations seront retenues dans le rapport final. Il souligne tout de même la qualité des échanges ayant eu lieu au cours des derniers mois. Rappelons que le mandat du comité vise essentiellement à conseiller le gouvernement sur les questions touchant l’identité de genre, en établissant un portrait de la situation au Québec et ailleurs dans le monde. L’objectif initial était d’apaiser les tensions à la suite de manifestations et de contre-manifestations autour de l’enseignement de l’identité de genre dans les écoles à l’automne 2023. Par exemple, la décision d’une école de Rouyn-Noranda d’aménager des toilettes mixtes en avait choqué plusieurs. Selon lui, les difficultés liées à l’inclusion des personnes trans et non binaires se sont multipliées depuis la formation du comité. Nos plus grandes inquiétudes tournent autour de l’accès aux soins, l’hormonothérapie et la chirurgie. Au Québec, c’est le désert. C’est ce qui est le plus menacé, en particulier pour les mineurs. M. Galantino soutient que les médecins québécois ont un Il demande donc à Québec et à son comité de sages de s’assurer non seulement que les droits des personnes LGBTQ+ sont préservés, mais que les conclusions du rapport ne laissent aucune place à la possibilité d'éventuelles restrictions.montée de la haine
nourrissent les appréhensions de M. Galantino.Nous, au Québec, on est vraiment des pionniers en matière de droits pour les personnes LGBT et on veut le rester
, poursuit M. Galantino, dans un ultime effort d’influencer les recommandations du comité avant le dépôt de son rapport. Le Conseil québécois LGBT déplore le fait de n’avoir aucun pouvoir décisionnel
l’origine
du comité, formé de trois personnes nommées par le gouvernement Legault en décembre 2023. L’ancienne présidente du Conseil du statut de la femme Diane Lavallée est épaulée par un ex-gestionnaire du réseau de la santé, le Dr Jean-Bernard Trudeau, et le spécialiste en matière de droits de la personne Patrick Taillon.Le comité était un peu une réponse à la polarisation face aux enjeux trans, face à notre place dans la société, et le fait que des gens nous pointent du doigt comme étant une menace à la démocratie. L’opposition est très vocale
, souligne M. Galantino.Un accès aux soins menacé?
malaise
actuellement ou ne détiennent pas l’expertise pour ce type de soins. L’ambiance sociale n’aidera pas, d’après lui, à les encourager à développer leur intérêt pour cette pratique.Je pense qu’avec la montée de la haine et de l’intolérance, et avec la montée de la désinformation, ça amène les gens à être plus mal à l’aise face à nous. Ils sont plus méfiants et incertains à nous donner leur support.
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